10 juin 2005

chiffres

Bon rien à redire sur les données sociales, elles sont inchangées depuis longtemps (ou trop peu pour être exactes) et sont considérées (très récemment, je vous enverrais l'article si ça vous dit) comme non fiables par la représentation de la BM locale.
Pour faire simple (et parce qu'à part Jimmy je me doute que tout le monde s'en carre les patates, mais t'inquiète je t'enverrais un petit dossier précis rien que pour toi) le principal partenaire du pays c'est l'Europe et oserais-je poser un nom sur le mystérieux mécène?! Notez que l'Europe est non seulement premier acheteur mais aussi premier vendeur. Derrière ça se bouscule, et même si l'Asie rue dans les branquards la sous-région reste le deuxième partenaire à l'import-export du pays. Pourquoi s'intéresser tellement au commerce extérieur des burkinabés? Mais parce que c'est sur les taxes douanières que vit l'Etat et que c'est sur les investissements publiques que vit l'économie. En clair et rapide, la France n'est pas un partenaire, elle fait vivre 14 millions d'individus. Vivre est un grand mot pour un fort pourcentage de la population comme vous aurez à loisir l'occasion d'en prendre conscience.

Sinon pour l'agriculture, il faut différencier deux choses. D'une part la culture de rente qui est exportée et quasiment pas consommée sur place. Son prix dépend des marchés internationaux, on dit qu'il est exogène au pays. Le hic dans l'affaire c'est que le pays vend son coton (la rente burkinabé) moins cher qu'elle ne le rachète transformé en Europe et de plus en plus en Asie.
D'autre part la culture vivrière qui nourris la population. Son prix dépend cette fois de l'offre et le damande sur le marché burkinabé.Le hic ici c'est d'abord la dépendance climatique et acridienne (les criquets ont ravagés les cultures l'années dernières et les larves menancent cette année) et ensuite une règle simple en économie. Quand le marché est saturé les prix chutent. Pourquoi? parce que ce qui est rare est cher, sans quoi la concurrence fait chuter les prix. On devine à quel point elle peut être acharnée dans les conditions de misère de la population. LE paradoxe c'est donc qu'en année de bonne récolte (oh! miracle) les prix chutent et les paysans en souffrent.

Autre choses encore, d'après le classement officiel 2002 de l'Indice de Développement Humain (IDH) le Burkina est le troisième pays le plus pauvre au monde (en terme de condition de vie) avant le Niger et la Sierra-Leone.

Voili voilou, pour les chiffres je préfère vous envoyer vers des liens: afristat est potable en matières de données éco, pour la socio c'est déjà moins top.

www.afristat.com

5 Comments:

Blogger thomas said...

Au fait j'oubliais, depuis 2000 les outils statistiques burkinabè (orthographe officielle même au pluriel, oui l'accent aussi c'est normale. C'est l'Afrique les gars faut s'y faire!) sont en rade.
Les dernières données font état de 399 941 téléphones mobile, quasiment 100 000 lignes fixes, et 15 000 abonnés internet. Le nombre d'utilisateurs comprenant les cybercafés, ce qui gonfle les chiffres mais n'est pas représentatif de la taille du marché des particuliers. N'oublions pas que l'interêt des fournisseurs c'est un ligne par foyer et pas une par quartier.

10 juin, 2005 11:12  
Blogger thomas said...

Pour les petits futés qui se poseraient la question en matière de culture vivrière on constate que les gains en volume ne compensent pas les pertes en valeur.

10 juin, 2005 11:24  
Blogger Jimmy said...

Le coton...
Les usines de transformation semblent avoir disparu du territoire, du coup, le burkina doit acheté l'habillement fabriqué à partir de leur propre coton à l'étranger et donc plus cher. Existe-t-il quand même quelques usines qui transforme encore un peu ?
Sans compter que le coton est essentiellement ogm il me semble, et donc est acheté je ne sais où, traiter avec des herbicides type Round up de Mr Monsanto... d'où j'imagine des problèmes écologiques avec des impacts direct sur le bétails, voir les enfants. tu confirmes ?

10 juin, 2005 11:47  
Blogger thomas said...

On trouve un paquet d'études sur l'impact écologique de l'augmentation de l'utilisation d'engrais après la dévaluation...au Togo.
Si je n'ai pas cherché sur le burkina, je me doute qu'on est dans les mêmes problématiques.

10 juin, 2005 12:11  
Blogger thomas said...

On trouve en fait deux grandes boîtes de filature du coton:
la Sofitex et Filsah qui exportent le tissu en europe ou il est transformé en produit final. L'AFD soutient beaucoup dans ce domaine.

En fait mon speech concernait essentiellemnt le coton graine cardé ou non d'ailleurs qui est la première ressource du pays.

En matière de file de coton l'Asie prend la premiére place en tant qu'acheteur et l'Europe arrive derrière.Il serait exporté à 97%.

En matière d'engrais, aucune restriction n'existe...je te laisse imaginer.

Une ONG "Amifob" milite pour de l'agriculture bio, comme "Agro-Inter" mais qui a peu de moyens.
Leur intérêt pour le domaine est en soit une preuve de sérieux, on sait que nombre d'ONG sont opportunistes et créent des labos pour toucher des fonds...en suivant les modes. (sida et autres)

10 juin, 2005 12:22  

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